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Nom du blog :
letontonflingueur
Description du blog :
"le plus difficile, ce n'est pas de sortir de Polytechnique, c'est de sortir de l'ordinaire!"
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
19.01.2007
Dernière mise à jour :
13.09.2009

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nouvelles

evasion...

Publié le 15/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
evasion...
c'était au petit matin.


je venais d'arriver à mes 25 ans. je vivais en province, et occasionelement, j'allais voir une amie à paris. cette amie, de tres longue date, était une des dernieres personnes en qui j'avais confiance.


cette amie, sous ses aspects de petite fille sage, avait en fait une histoire tumultueuse.


à peine agée de 23 ans, elle semblait déjà avoir porté le monde. pourtant, elle restait jeune, belle, et fraiche.


elle me solicitait souvent, parce que j'étais, dans la mesure du possible, de bons conseils. elle appreciait mes valeurs, mes principes, et le fait que contrairement à l'ensemble de la société, je ne rejettais pas ce qu'elle avait fait par le passé.

parce que je m'en foutais, et parce que je n'avais pas à juger quelqu'un pour les actes commis. chacun était responsable, et il n'y avait pas mort d'homme. inceste tout au plus. encore que. un siècle auparavent, ça aurait été tout à fait normal.



ce matin là, je venais d'arriver à paris. même pas deux heures de TGV. strasbourg-paris, vite fait.

elle était venue me chercher, gare de l'est.

direction le petit hotel où j'avais loué une chambre pour quelques jours rue de fourcy.

elle m'aida à monter mes valises, puis nous sommes redescendu.


je voulais profiter de paris. j'étais fou amoureux de cette ville.

on passa notre journée tranquillement.


elle avait un copain, et j'avais une copine. mais on se voulait un peu exclusif.


quelques années auparavant, on avait été ensemble, mais dans une histoire mort-née par ma faute. lache, salaud, je m'étais comporté avec elle comme le plus grand connard de la planète. parce que je l'étais en fait.

et je m'en voulais encore des années après.



ce jour là, nous fimes comme d'habitude. café à saint germain, puis promenade sur la seine, puis escalade, on peut le dire, de la butte montmartre.


le soir tombait. on s'atarda encore bien tard. je rentrais à l'hotel sur les 4 heure du matin. elle ne voulait pas rentrer seule chez elle. j'acceptais donc de lui preter mon lit. je pensais dormir sur le fauteuil.


dans la chambre, lumière eteinte, elle me demanda de m'allonger à ses cotés. je savais très bien où ça nous mênerait.

je lui rappela son copain et ma copine.

elle me repondit alors que c'était pour avoir son ami avec elle. j'opinna, puis j'accepta.


on parlait de nos vies. marres de tout. elle en avait assez de son boulot d'infirmière, et moi, jeune diplomé d'histoire, je galerais pour un poste.


on parlais de nos amours. rien de transcandant.


puis vint le moment de derrapage.


elle se refugia dans mes bras. je l'embrassa sur la tête. je pensais à ma copine, mais je pensais aussi à celle que j'avais dans les bras.


puis, je l'embrassa à nouveau. elle releva la tête, et m'embrassa sur les lèvres.

dès lors, comme si notre laisser-passer était enfin validé depuis tant d'années, on commença notre ballet.


nous fimes l'amour. doucement, violement, fortement, calmement.


tout nous plaisait. les préliminaires avaient duré des heures, comme pour rattraper le temps où nous avions imaginé sans y croire.


puis le coït dura aussi des heures. aucune position n'avait été négligé. je donnais ce que je pouvais, tout, même davantages. elle gemissait. docile.

on se sentait bien. j'errais entre ses seins. entre ses reins. entre ses mains.

je me promenais le long de son prose, le long de sa pose, le long de son ose.

je penetrais dans chacun de ces puits d'amour, tel un conquistadore à la recherche de l'eldorado.

sa blondeur s'accentuait, par les reflets lumineux au travers des volets.

elle etait belle, dominée et dominante.


je la prennais, avec autant de désir que de delectation.

elle me chevauchait avec dévotion.

parfois, elle me mordait, comme pour éviter de crier, parce qu'un orgasme lui venait.


parfois, je m'arretais, parce que je devais à tout prix ralentir une poussée blanche non souhaitée. je voulais passer autant de temps que possible à lui faire l'amour.


nous fimes ainsi l'amour pendant des heures, avant de nous endormir, heureux et biens... l'un dans l'autre, l'un enlacé par l'autre...


nous avions attendu ce moment pendant des années, sans y croire, puis il était arrivé... on se sentait fort... on se sentait jeune...


et l'expression "faire l'amour" avait enfin retrouvé une marque de noblesse dans nos coeurs desabusés par le temps et les expériences.


sweet dreams.

Publié le 13/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
sweet dreams.
il faisait beau. je roulais. tranquillement. ma vieille BX avait encore assez d'essence pour finir le trajet. il était aux environs de 10h. ma fiancée dormait tranquillement. on se dirigeait vers florence.

on avait hesité entre chamonix ou florence. pour des vacances d'été, ce n'etait pas mal. ma fiancée eut les arguments convaincants. et l'italie emporta le marché de nos vacances, excerçant une imposante OPA sur mes alpes. mais, en fin diplomate, j'avais obtenu une petite semaine tout de meme aux houches, pres de cham', comme on dit dans le milieux des gens bien comme il faut.

ce matin là, je roulais. lunettes de soleil sur le nez, fenetre ouverte, cigarette. on prennait les petites routes alpines. ma BX, chargée à la mode immigrés-rentrant -le-temps-d'un-été-au-pays, ne semblait pas souffrir des routes de montagne.


ma petite blonde, impassible, dormait. rien ne semblait pouvoir la reveiller. meme pas mes caresses, genre "oups, j'ai confondu ton entrejambe avec la 3e vitesse..."

peu m'importe, moi, je me sentais bien. je decidais de m'arreter. prendre quelques photos. fumer une autre cigarette. licebroquer. et manger un bout de saucisson aux violettes acheté la veille sur le marché de chamonix.

mademoiselle se reveilla enfin, me faisant pars de son étonnement: "on est où? tu fais quoi?"... phrases sommes toutes habituelles. je me contenta de repondre betement "rendors toi, on est seulement en route pour la paradis".

admettons, c'est tout de meme tres idiot comme phrase. il n'empeche que mademoiselle ma fiancée me souriait. elle ouvrit sa portiere, se leva, marcha. elle vient vers moi, pour, comme trop souvent, me prendre ma nourriture.

elle savait que la bouffe est une chose sacrée pour moi. on touche pas. pourtant, elle venait de me prendre de la bouche, juste en m'embrassant mon bout de saucisson.


et oui, l'amour, ce n'etait pas que des calins, du "faut faire attention surtout, ne pas degoutter son partenaire". c'est aussi de l'humain, et l'envie d'emmerder l'autre. et de lui piquer le chewing gum quand on a 14 ans, et le morceau de saucisson quand on a 21 ans. bon, merci de ne pas y voir de sous entendu dans cette derniere phrase. et puis faites comme bon vous semble, je m'en secoue le prunier.


on repprit la route. les alpes, c'est beau. mademoiselle était enchantée par son sejour. et maintenant, direction florence. cette belle ville d'italie.

mademoiselle voulait y aller parce qu'elle aimait l'italie, parlait italien. moi, je voulais y aller parce que c'etait une des villes les plus importantes de l'histoire de l'epoque moderne. les medicis, cette famille, ça me faisait rever.

quelques heures plus tard, on arrivait. le soir tombait deja.



notre hotel, petit boui-boui perdu dans les faubourg, etait propre, bien tenu. un vieil homme, bien à l'italienne, nous acceuillit. il avait deja bien vecu. un moustache toute fine, les cheveux blancs gominés, un costumes beige. serviable.

il nous avait fait monter nos bagages. puis nous avait convier dans la salle de cuisine. pas de restaurant. juste une salle à manger avec quelques tables. on y mangeait des pizzas, des vraies pizzas, pour moins de 4 euros. le chianti, sans etre exceptionel, etait excellent. leur tiramisu sans pretention, mais delicieux.

un hotel comme celui de ma grand mere. tout me rappelait mon enfance dans cet hotel. le vieux ressemblait à mon grand pere. sa vieille "mama" à ma grand mere. leur cuisine etait une cuisine du jour, simple, mais delicieuse. leurs chambres, sans etre le ritz, etaient propres, biens tenues, et surtout, sentaient le citron et l'amidon.


j'avais envie de pleurer. ma petite fiancée comprennait mon emotion. et puis, on avait l'impression que le temps s'y etait arreté. on voyait une ambiance des années 1950. d'ailleurs, le patron roulait encore avec une vieille fiat 600 au bleu delavé.


les journées, on les passait à florence. la ville des medicis etait telle que je l'avais imaginé. somptueuse, majestueuse. puis, de ci de là, de nombreuses fontaines. je replongeais dans mes livres, dans mes cours à chaque coin de rue.


un soir, nous nous etions attardés, et je ne parvenais plus à me souvenir de l'endroit où etait ma vieille citroen, j'en profitea pour voir florence de nuit. encore plus beau, plus majestueux. et ô combien vivant. comme si la vie ne s'arretait jamais.

au coin d'une rue, pris de folie, je voulu prendre ma fiancée. au coin d'une rue, je commençais mon manege infernal. mademoiselle, plaquée contre un mur, me mordait le cou. je la prennai avec violence, sans pour une fois, passer du temps. à la militaire. rien de plus.


elle gemissait, elle tremblait. je forçais. de grands coups. brutal, comme elle aimait.


puis, apres pres de 15 minutes, nous nous arretames. elle etait, comme à son habitude, silencieuse, le regard haggard. meme sourrire, elle ne le faisait pas. mais je savais que l'amour etait là. elle etait heureuse, mais discrete.




les trois jours qui suivirent furent ainsi.


puis, le jour de notre depart, le patron de l'hotel, sympathique et accueillant jusqu'au bout, nous offrit plusieurs bouteilles de chianti.


puis, ce fut le retours à la maison. retours a strasbourg. mais je decida de devier mon chemin, direction la croatie.


mademoiselle, etonnée, ne comprennait pas où nous allions. puis, lorsque que nous passerent la frontiere, me serra tres fort dans ces bras, oubliant presque que je conduisais. direction split.


les plages de croatie, d'une blancheur et d'une pureté exceptionnelle, la rendait heureuse. nous parlions tout deux le serbo-croate. l'occasion ne s'etait pas presentée, alors j'avais forcé le destin.

quelques jours plus, nous repartimes dans la frodeur alsacienne.

ce furent les plus belles vacances que nous avions passé depuis longtemps.


nous etions heureux. on s'aimait.

si la guerre etait...

Publié le 11/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
si la guerre etait...
(ceci est purement fictif! donc n'allez pas imaginer que ce que je raconte pourrait etre vrai. si ça l'est, j'en serrais le premier etonné! mais lisez ça, sans en croire un mot, pour le plaisir de lire. merci!)



strasbourg, le soir du 16 décembre 2019. un homme courrait, dans la profondeur de la nuit. il ne s'arretait pas de courrir, encore et encore. voici quatre ans qu'il etait inquiété. on lui reprochait d'avoir chercher là où il ne falait pas.

cette homme, jeune historien contemporaniste, s'appretait à devoiler au grand jour ce qui etait devenu, avec le temps, une chose anodine. il allait rendre public le role de l'etat dans la dispartion, en 1914, de jean jaures.


or, cette revelation, 105 ans apres, donnait un embarra colossal au gouvernement, et surtout, à l'histoire republicaine. elle expliquait comment la france etait pleinement responsable de la guerre de 1914.


depuis cinq ans, cet historien se battait pur obtenir le maximum de documentation. depuis ans, il luttait contre les RG, contre la DST, et surtout contre la DGSE. lui, qui, au depart, pensait qu'un sujet de plus 100 ans ne risquait rien, etait tombé dans les rouages de la plus affreuse mecanique d'etat.

l'etat, depuis douze ans, par votes truqués, etait au mains d'un seul homme: sarkozy. cet homme devenu dangeureux, avait fait classer les personnes les plus importantes en france. et cet historien etait de ceux là. pourtant à peine agé de 32 ans, il etait devenu historien celebre, en publiant quelques années avant une fresque familiale, et quelques enquetes. de même, il etait depuis cinq ans deputé européen.

dans cette anodine, pensait-il, enquete sur jean jaures, il s'etait retrouvé au coeur de l'histoire, où les hommes ne meurent jamais. clemenceau lui avait mis des batons dans les roues, poincarré aussi, sans parler de guillaume II. tous, aussi morts furent-ils, lui firent les plus affreux blocages.


en plus des services secrets français, il y avait les services secrets allemands et russes. la guerre de 1914 n'etait devenue au fil du temps qu'une mascarade improvisée par les trois pays afin de donner un autre tonus à l'europe d'alors.


le vatican lui même etait melé à cette histoire. le pape benoit XV avait cosigné les accords de guerres secrets, et l'elimination de jaurès.

jaurès, grand socialiste, preparait de son coté une "revolution republicaine". il voulait unifier les partis socialistes d'europe, afin de creer un paix durable entre les peuples, en faisant elminer les dirigeants des principaux pays.

ces scandaleuses decouvertes, si importantes, remettaient en cause la legitimité meme du pouvoir de chaquepays, mais aussi de l'europe toute entiere. quant au vatican, co-responsable de cette guerre, pourtant arretée depuis 101 ans, il devait faire face à un scandale plus grand encore que l'exil organisé par lui des dignitaires nazis en 1945.



seulement, ce soir là, le jeune historien, qui se savait surveillé par les services secrets de tous pays, et pire encore, du vatican, commis l'imprudence de rentrer seul.


son appartement de l'avenue des vosges avait été devasté par un incendie, de meme que celui de la place saint etienne. deux de ces voitures avaient été piégées. sa jeune epouse avait été enlevé, puis remise en liberté pratiquement lobotomisée. il se plaçait constament sous la protection de la garde européenne. il dormait le plus souvent dans son bureau du parlement européen. parfois, il prenait le tram, mais de la robertsau à gallia, il restait mefiant. le parcours entre gallia et la palais universitaire etait court, mais dangeureux.

lorsqu'il donnait des cours, il restait mefiant envers chaque eleve.


son ecrit, il l'avait confier a un ami notaire, assassiné. les quatres autres copies se trouvaient dispersées en france. il n'en gardait pas sur lui. ni sur son ordinateur.


or, ce soir là, il sortait seul. fatigué de se terrer, de se cacher, fatigué de devoir s'occuper d'une epouse, torturée, desormais vegetative, il sortait. qu'importe ce qui pouvait arriver.

il marcha. il faisait froid, une semaine avant noel. il etait 22 heure. il se promenait sur les ponts couverts, au dessus de l'ill. puis, alors qu'il semblait apaisé pour la premiere fois depuis tres longtemps, une decharge retentie. il se retourna, effrayé subitement. le coup de feu provenait d'une des vieille tour de garde.


il se mit à courrir. se cacher dans le ponts couverts, derriere une statue. mais helas. la nuit, le pont est fermé.

il courru de toutes ses forces, en direction de la petite france. son tireur le suivait, et tirait. il longea l'ill, par les berges. toujours suivis. quelques rares clochards regardaient cette course d'un oeil pochtron, hagard.

le jeune historien courra vers la cathedrale. les rues etaient vides. la cathedrale de strasbourg, si majestueuse, semblait etre un refuge. mais helas. fermée.

le marché de noel devint alors un guet-appen. le jeune historien se trouva cerné dans le marché. cinq hommes, en noir, l'entourait, armes au poings.

il savait qu'il allait y passer. seulement, une banale voiture de police passa à ce moment là. les cinq tueurs, espions du vatican et des pays impliqués dans la revelation, tirerent en direction des policiers. l'historien, profitant de ce moment d'inatention, s'enfuis à nouveau en courant.

il partait se refugier ailleurs, n'importe où. seulement une balle le toucha. dans le dos. il s'affala à terre. il partait dans un trou noir. plus rien. puis il entendit, de loin, une fusillade. puis il perdit completement conscience.


plus tard, il se reveilla. il etait dans une chambre d'hopital. sous protection européenne. ses vrais amis, historiens, et mondes politiques se bousculaient à son chevet.

il n'avait rien, sinon l'omoplate touchée.


le matin, alors qu'il dormait encore dans son lit d'hopital, le president de la republique et le vatican donnerent comme consigne de l'eliminer coute que coute. seulement, le jeune historien etait desormais sous protection totale.

les medias français etaient totalement corompus. et ne s'inquieterent pas. seulement, le jeune historien, balkaniste reconnu internationalement, beneficiait du soutien des presidents serbe, bosniaque, croate, bulgare. aussi les medias de ses pays relaterent l'affaire.


trois soirs plus tard, le palais universitaire de strasbourg devenait, un temps, le centre du monde. le jeune historien, encore fatigué, faisait la Revelation au monde entier. des historiens de partout, des journalistes, des juristes, des hommes politiques, du monde entier, etaient presents.


le jeune historien, fragile mais determiné, fumait une derniere cigarette. puis il s'avança dans la aula. tout le monde avait été foullié meticulesement.

il monta sur l'estrade. il demanda d'abord une minute de silence pour chaque personne disparue, depuis le debut de son enquete.

il voulait rendre hommage aux victimes de la premiere guerre mondiale, mais aussi de ce qui fut sa consequence, la deuxieme. plusieurs millions de personnes décédés, affreusement, par cet accord secret signé en janvier 1914.


puis il voulait rendre hommage à ses amis decedés depuis le debut de l'enquete, eliminés par les divers services secrets. puis il se mit a pleurer. sa jeune epouse, si belle, si vive, desormais vegetative.


puis il commença sa conference.


le lendemain, personnes n'en parlait en france, media et sarkozysme aidant. ni dans les autres pays. seulement, les medias des balkans, puis d'ameriques du sud, puis du moyen orient, diffuserent largement la conference, sans censurer un seul extrait.

les journalistes français, muselés depuis des années, de meme que leur collegues etrangers, allemands, russes notamment, parlerent, par surprise.


les populations etaient scandalisées. les gouvernement, dans le mois qui suivi, tomberent les uns apres les autres, et le pape se trouva obligé de rendre des comptes à un tribunal penal internationale, essentielement populaire.


le jeune historien, de son coté, continua sa vie. sa femme deceda quelques mois plus tard. lui, il continua à enseigner à strasbourg et à sieger au parlement europeen. sa vie lui suffisait. il devait elever desormais seul trois enfants.


sele chose exceptionelle, contre son gré, mais finalement satisfait, il fut élu à l'academie française. il avait alors seulement 34 ans.


soir d'election.

Publié le 06/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
soir d'election.
ce soir là, la france etait en liesse.

du moins 57% des français. c'etait le score qu'avait obtenu le candidat social-republicain aux elections.


depuis pres de 15 ans, la france avait une nouvelle republique. solide, c'etait deja la VIIe. cette republique, conçut par une petite poignée de politiciens, de ceux qui prime l'interet du pays avant le leur, avait fait disparaitre un regime penible à deux tetes. il n'y avait desormais qu'un president, assumant aussi les fonctions de premier ministre.


et ce soir, les français avaient tres largement elu le fondateur de cette republique. 15 ans auparavent, il ne voulait pas se presenter. preferant rester comissaire européen.

mais il avait fait son choix pour cette fois. il venait d'etre elu, à l'age de 65 ans.


depuis pres de 40 ans, il hantait la politique française et europeenne. de strasbourg à brussels, de paris à washington, de bamako à la paz, il etait reputé. il etait de ces republicains de gauche, detesté par la gauche, detesté par la droite.

ses adversaires disaient qu'il n'etait pas stable politiquement. ce dont il se defendait en precisant que depuis 40 ans, il gardait la meme ligne: celle d'une republique de l'homme, pas d'une republique des partis. bien qu'ayant le coeur plutot à gauche, souvent il faisait impression d'homme de droite.


sa complexité reproché par ses adversaires etait un atou pour ses partisans. et pour les français. rarement un taux de participation avait été aussi elevé.


on avait constaté sa gestion de l'europe, qui s'etait averée efficace. quand il etait premier ministre, entre 40 et 45 ans, il avait reussi à redressé la france. ce que son successeur ne sut pas faire. d'où une nouvelle republique.


puis, il etait vraiment proche du peuple.

on le surnommait "papy". il l'etait: cheveux blancs en arriere, moustache. il avait un classisisme derangeant, lorsque tout le monde cherchait à plaire, lui, restait naturel.


proche des gens, il ne reniait pas ses origines: paysannes, et ouvrieres. ses terres, l'alsace et la franche-comté, comptaient enormement.


ce qui avait plu au peuple, c'etait aussi son franc parler. dire merde quand il falait, soit souvent. et puis, il s'etait fait tout seul: il n'avait en poche qu'une maitrise d'histoire. l'economie, et tout les autres sujets, il les avait appris chez lui, avec le temps.


et ce soir, une course folle s'engageait. il avait suivi le resultat de son fief de colmar. les resultats tombés, il s'etait envolé directement pour paris. deux heures apres, il atterit à villacoublay. commença la veritable course contre la montre.


le nouveau president du conseil etait attendu place de la nation. il s'engouffra dans sa DS 23 ie. elle etait aussi connue que lui. parce que depuis 40 ans, elle le suivait partout. infatigable citroen, elle avait 80 ans, et plus de 450000 kilometres. le president ne s'en etait jamais separé. au point qu'il refusait les voitures officielles, preferant sa DS, ou encore sa Traction, toujours active a 97 ans.


il etait ainsi, papy. l'image d'une france un peu profonde, à la limite reactionnaire, il etait pourtant animé par son patriotisme europeen. il avait maintenant 5 ans pour relever la france. le combat sera difficile. mais on le sait capable.


mais pour l'instant, c'est une course folle. la DS, vivace, se taille de sacrée pointe, suivant sans peines les motards. les journalistes ne peuvent s'empecher de rappeler une autre citroen, de la meme couleur, qui avait été la vedette d'un soir lors d'une election: c'etait une CX, en 1995.


les journalistes, la foule en liesse, tout le monde etait là, place de la nation. tous les proches du nouveau president. les fideles. au milieu de la foule, la DS se fraye un chemin. touchée de tous les cotés, elle se retrouvait recouverte d'autocolants representants le logo du parti du president, ou bien le blason du president.


on applaudissait. la marseillaise chantée de partout.


ce soir là, une ere nouvelle commençait en france: celle de la croissance decroissante. où l'art de regresser economiquement pour progresser.


mais ce soir, c'etait aussi le reve d'un homme. un homme qui aimait ce qu'il faisait. parce qu'il aimait son pays, sa planete.


et la vedette de ce soir, la vieille DS, etait devenue le symbole de la decroissance: ancienne, elle etait pourtant moderne. tout le programme du nouveau president...

pluie...

Publié le 08/07/2007 à 12:00 par letontonflingueur
pluie...
je suis à mon bureau... il pleut fort sur mes vitres... il fait nuit... j'ai ma lampe de bureau alumée, et rien d'autre... il fait sombre... je suis seul... j'ecris, encore et encore... je bois aussi...

il pleut sur la vitre... depuis quelques mois, je me laisse aller... je ne me rase plus, ne me coupe plus les cheveux, bois comme un trou, et bosse encore et encore... ma seule sortie, c'est le soir, pour jouer au billard... puis je me rentre retrouver ma solitude...

depuis trop longtemps, je vis ici, comme ça... je mene une vie qui n'est pas la mienne, et maintenant, je me laisse aller...

il pleut sur mes fenetres... et il fait nuit... je suis au coeur de bordeaux... ville charmante... mais il pleut!

seigneur ce que je suis fatigué!

il est plus de 2 heures du matin, et je suis toujours devant mon ordinateur a chercher, a comprendre... et a rester dans le flou absolu...

il pleut.... je vais sortir...

je descend l'escalier.

je traverse le corridor.

me voilà rue castelnau d'auros... je suis en t-shirt. c'est l'été. la pluie est raffraichissante, mais comme toutes les pluies d'été, elle a une odeur particuliere... une odeur chaude, sensuelle...

je remonte la rue castelnau d'auros toujours, puis je prend la rue judaïque pour atterir place gambetta. personne. sinon quelques fetards emechés et quelques petasses peroxydées.

je traverse la place gambetta. j'arrive rue de la porte dijeaux. il pleut.

je suis en t-shirt. sans parapluie.

je me mets a courrir.

courrir encore plus vite! je fuis je ne sais trop quoi! je courre!

je suis sur les quais a present! je courre toujours. je fuis. je cherche un but à ma vie. je fuis mon passé. j'en assez.

je courre encore et encore. je hurle. la pluie s'abat sur mon visage. mes lunettes tombent. je les brises.

j'arrive place des quinconces.

je me mets au milieux de la place. je tourne sur moi meme, les bras levés, la tete vers le ciel. je hurle! la pluie toujours s'abat! elle est de plus en plus forte!

je suis trempé, mais je m'en fous.

je pleure!

plus rien ne me reste!

puis j'arrete ma valse a un seul, pour recourrire. je ne sens pas mon point de coté.

je me dirige place jeanne d'arc. j'y ai laissé ma voiture la bas.

je l'ouvre, demarre en trombe.

je fonce, fenetres ouvertes!

les essuis glaces ne servent a rien. je roule.

j'arrive sur l'autoroute. direction inconnue.

je roule. il pleut, il fait nuit.

pour la premiere fois je fuis bordeaux. je me fuis aussi.

je roule sans arret.

je fume encore et encore.

puis je m'arrete.

je suis sur une grand place. je ne sais pas vraiment où. je m'en fous.

là où je suis, il ne pleut pas.

ça sent la verdure. l'odeur de la rosée. il fait froid.

je me sens bien, meme si je suis fatigué.

je sors de ma voiture.

j'avise un passant. il est 9h du matin. et je suis a chamalieres. au coeur de l'auvergne, a coté de clermont-ferrand.

je suis loin de bordeaux. je suis loin de moi.

la pluie a du bon.

je me sens libre.

dis tonton...

Publié le 03/06/2007 à 12:00 par letontonflingueur
dis tonton...
- dis tonton? c'est quoi ça?

je regarde mon neveu... tranquille et souriant!

- ça? c'est un carburateur! c'est ce qui permets a ta voiture de rouler! l'essence passe dedans, brule, et fait tourner le moteur!

- et ça tonton?

- ça, ce sont des durites! ça permet de faire passer tout plein de liquides d'un endroit du moteur à un autre!

regard emerveillé de mon neveu!

- ouaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhh!!!!!!!

il sourit! il est mignon ce petit!

- dis tonton vivien, et ça là, ça sert a quoi?

- ça, mon petit, c'est le radiateur! il y a de l'eau dedans, et ça permet au moteur de se refroidir!

- mais, un radiateur ça chauffe non?

- oui, et dans un moteur, le radiateur chauffe aussi, mais pour refroidir le moteur avec l'eau qu'il a dedans! c'est le circuit de refroidissement!

- hé tonton! ce truc là, il sert a quoi?

- ça? c'est la culasse! ça sert a faire tourner le moteur! dedans, il a des pistons! ce sont des petites branches en metal qui montent et qui descendent! tant qu'ils montent et descendent, ça veut dire que le moteur tourne bien!

- et ça là?

- ce sont des bougies! elles permettent au moteur d'etre alimenté en electricité! mais attention, ne pas allumer ces bougies avec des allumettes!


- wooooouhaaaaaaaaaaaa!


ce gosse m'emerveille! il pose trop de question peut etre! mais il veut tout savoir! je lui apprend! et puis, quoi de plus beau que d'apprendre a un enfant ce qu'on aime!

- dis tonton?...

- t'as encore beaucoup de questions?

- euh... c'est quoi ce truc là?

- c'est l'aternateur! c'est une dynamo qui permet a l'electricité de faire tourner ton moteur!...

- comme les bougies?

- avec les bougies!

....


le tonton est crade, les mains noires a cause du cambouis! le gosse me regarde depuis ce matin en train de bricoler mon moteur de traction qui veut pas tourner!

- hé loustic! tu sais quoi? si elle marche, on va se promener avec la voiture! d'accord?

- OUAI!

bon... ben je prend ma manivelle...

- tonton?

c'est repartit pour un tours!

- oui?

- pourquoi tu prends ça?

- pour demarrer la voiture!

- papa, il met une clée a coté du volant pour allumer la voiture!

- je sais, mais la voiture de ton papa est toute neuve, alors que ma voiture est tres tres vieille! donc il faut l'aider a s'allumer...

- ah bon? qu'il dit, avec les yeux grands ouverts!

- viens là!

il vient! je prend ma clée...

- tu as aussi une clé?

- oui, mais il faut aussi aider le moteur à tourner! tiens regarde!

il me regarde!

- tu vois, je mets là clé ici, parce qu'il faut la mettre ici! et je la tourne...

(j'ai prevu la question qui pourrait venir: "pourquoi tu mets la clé au milieu, et pas sous le volant?")

- tu tires le boutons ici, qui s'appelle demarreur! et maintenant, je mets la manivelle dans le petit trou ici, devant le radiateur! en tournant la manivelle comme ça, une petite helice tourne, et faire monter les pistons dans la culasses, tu te souviens, et...

et là, la voiture demarre magnifiquement!

BBRRRR... BRRRRRRRRBRRRRRRRRRR...... BRRRRRRRRRRR.... rrrrrrrrrrrrooooorrrrrrrrrrrrroooooorrrrrrrrr.... elle tremble de tout les cotés!

- genial tonton! GENIAL!

je suis assez fier de moi!

- allez loustic, sautes dans la voiture, j'arrive!

je me mets au volant, tire la cane de frein a main, passe la premiere, en haut a gauche sous le volant...

et on part faire un grand tour!

la voiture sent les années 50... on roule a allure tranquille, en ayant l'impression d'aller vite! le petit est tout heureux! moi, je suis attentif au moindre raté du moteur!...

bref, la vie est belle!







liberté!

Publié le 20/05/2007 à 12:00 par letontonflingueur
liberté!
un poeme de paul eluard, ecrit en 1942... je voudrais aujourd'hui me l'approprié pour rendre hommage à celles et ceux qui vivent l'oppression, pas seulement politique, mais aussi familiale, conjugale...



Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

des phares allumés...

Publié le 11/05/2007 à 12:00 par letontonflingueur
des phares allumés...
un homme, un soir. il est triste... il roule, les phares allumés...

il veut en finir, une fois pour toute... et roule, les phares allumés...

il fait nuit, un revolver dans sa poche, et ses phares allumés...

il s'arrete dans un chemin de foret, les phares allumés...

il sort de sa voiture, revolver à la main, et laisse les phares allumés...

il ne prend plus conscience de rien, pas meme des phares allumés...

il veut en finir, il s'eloigne de sa voiture aux phares allumés...

il marche, encore, jusqu'à ce que sa voiture ne soit plus visible, sinon par la lueur des phares allumés...

il pleure... il en a assez du fardeau qu'est la vie... ses seuls plaisirs furent superficiels, comme cette voiture aux phares allumés...

il pleure, encore et encore, mais sa determination est plus que jamais la plus forte... pourtant, ces phares sont allumés...

il ne les voient pas, il sait seulement qu'enfin, il sera liberé... que la mort n'a jamais été aussi proche de lui... pourtant, il y a la lueur des phares allumés...

la mort est là, prete a le faucher... il n'aura qu'à enfin presser la detente de son revolver... pourtant, quelque chose le gene... les phares sont allumés!

il ne veut pas y faire attention, la mort est là, mais les phares sont allumés...

il est perfectioniste... si il veut mourrir, il veut qu'on le laisse en paix... et veut que sa mort soit parfaite... il veut eteindre ses phares allumés...

il dit à la mort qu'il arrive... qu'il est presque là... et va eteindre les phares allumés...

il sanglotte, parce qu'il sait qu'il va étre liberé, mais ça le rend triste... il ne se sent pas tant reposé maintenant, a l'idée de mourrir... et ça voiture est devant lui, les phares allumés...

il ouvre la portière, se rend compte que sa fenetre etait a peine ouverte... et ses phares allumés...

il va pour eteindre ses phares... il va pour eteindre sa vie, lorsqu'il trouve un papier sur son siege... les phares sont toujours allumés, mais le papier l'intrigue...

ce n'est pas le sien... il a du conduire assis dessus sans s'en rendre compte... les phares sont toujours allumés...

il lit ce papier, sans doute glissé par la fenetre a peine descendu... il lit, et les phares sont toujours allumés...

puis, il range son revolver... il s'assoit dans sa voiture, claque la portiere, et demarre, les phares allumés...

il quitte le chemin forestier, et sort de la foret, les phares allumés...

ce papier trouvé est devenu son esperance, son nouvel espoir, son renouveau... ses phares allumés...


parfois, la vie est une lumiere dont on ne prend pas conscience de sa clarté, ou bien on n'a perdu l'habitude de la voir, et un jour, alors que cette lumiere est devenu obscurité absolue, alors elle reapparait, plus brillante que jamais!


la vie est ainsi, elle est comme les phares de cette voiture, toujours allumée!



(j'avais ecris ce texte l'an dernier, sur mon ancien blog, pour eux qui s'en souviennent, et aujourd'hui je le republie, pour donner de l'espoir! pour dire qu'on a tous, oui TOUS sa lumiere au bout du tunnel, meme les plus perdus, meme les plus desesperés! )








...

j'ai envie d'ecrire...

Publié le 11/05/2007 à 12:00 par letontonflingueur
j'ai envie d'ecrire...
j'ai envie d'ecrire...

j'ai envie d'ecrire mais je ne sais pas quoi...

en france, le deluge s'amuse...

gendarmes et pompiers sont devenus les muses de ce siecle dechainé comme un homme qui boit...

les routes, les maisons se noient dans cette rime de titan, surbmergeant les salons, les frigos, les buffets, les fourneaux des cuisines, les parents, les enfants refugiés au balcon...

comme un chien trempé, la terre secoue ses puces...

metteo branle bas de combat!

le petrole s'enflamme, ou bien façon anus, il chie dans l'ocean ses tonnes de caca...

parfois, je vois passer sur telle ou telle rive un homme clair et bon... hubert reeves...

le moderne chez lui rejoint les millenaires, mais son chant n'atteint pas le front des milliardaires...


j'ai envie d'ecrire, mais je ne sais pas quoi...

vous narrez mon parcours de vedette... au casino du sang, le roi de la plaquette, ne cherchez pas longtemps, c'est bien moi...

je marche a petit pas au bras de mon cancer...

d'un certain coté, parfois ça sert!

c'est pas si con, coco, quand on se dit chanteur, de mourrir d'un concert du pancreateur!

rassurez vous amis, nous n'en sommes pas là!

la mort, cette inconnue, n'a pas donné le "la"!

j'ai envie d'ecrire, mais je ne sais pas quoi...

la mort, je l'avoue, me laisse coi...




(merci a claude nougaro. ce texte est un texte d'espoir, parce qu'il donne l'impression qu'on peut repousser l'inevitable, oublier un instant que il y a plus grave que soi dans la vie, et se dire que la vie est belle, toujours, meme si... meme si...)

et si on etait en 1981?...

Publié le 10/04/2007 à 12:00 par letontonflingueur
et si on etait en 1981?...
mes amis, voici le retours du tontonflingueur. je sais, il etait temps. je commencerai aujourd'hui par remonter le temps...

a l'heure de la presidentielle, j'ai envie qu'on se souvienne de 1981... ce vent de liberté qui avait soufflé sur la france... apres 25 ans de gaullisme pur et dur, le renouveau arrivait, incarné par un autre tonton, le Tonton, françois mitterrand...


allez, on imagine...


colmar, 10 avril 1981... on approche des elections... toujours indecis... arnaud, thibaut, emmanuel... chacun s'est fait son oppinion...

arnaud votera mitterrand, bien qu'il soit plutot proche de la vraie gauche, thibaut et moi on votera aussi mitterrand, et emmanuel votera giscard d'estaing, president sortant...

les debats font rages entre nous....

la france ne va pas fort, suite aux deux tres recentes crises petrolieres... et depuis 7 ans, giscard mene une veritable politique personnelle... on est un peu depités, parce qu'apperement, giscard a des chances de s'en sortir largement vainqueur...

mitterrand, lui, avec sa "force tranquille", nous rassure... mais on a peur...

cette france de 1981, moderne, developpée, va mal... citroen a du etre racheté par peugeot, talbot va bientot mourrir, et a l'echelle colmarienne, l'usine berglas-kiener est au plus mal...

cependant, l'alsace veut voter giscard, seul capable de resoudre les problemes... c'est une tradition alsacienne que de voter a droite et de ne pas se donner la peine de reflechir sur la politique...

depuis 7 ans, celui qui se fait passer pour un president sympa, est en fait un de gaulle miniature... pire, un louis XVI, faux-cul... il nous dit qu'il ne vit pas a l'elysée, qu'il conduit lui meme sa 604, qu'il mange le dimanche chez une famille française...

ben voyons... seulement a-t-il conscience de nos problemes?

j'ai 20 ans, je suis né le 9 juin 1961, sous de gaulle, mon pere a fait l'algerie, mais je suis degoutté... trop c'est trop...

surtout que le maire de paris, chirac se presente... je vous dit pas la gueule de la presidentielle...

mais je crois en mitterrand... il parait qu'il mettrai mauroy premier ministre... ce serait pas mal...

raymond barre, en 5 ans, n'a rien fait... c'etait de l'action inanimée, ou de l'immobilisme mouvant...

je voterais mitterrand...

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premier tours, 26 avril...

giscard a 28, 32% des voix, mitterrand 25, 85%...

rah putain!!! je sens qu'on va avoir giscard jusqu'en 1988...

faut se battre absolument... dimanche prochain, y'aura debat...

j'espere que mitterrand mettra KO VGE...

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2 mai, debat...


debat magifique... mitterrand s'est imposé...

giscard, comme àson habitude, a bredouillé quelques vagues mots, et mitterrand c'est montré incisif....

un phrase:

giscard: - monsieur mitterrand, vous etes un homme du passé!
mitterrand: - ce qui est dommage, c'est qu'en 7 ans, vous soyez devenu un homme du passif!

jj'en pleure!!! c'est bon, je pense que le deuxieme tours la semaine prochaine sera pour mitterrand, mais on est jamais trop prudent!


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10 mai... vote cruciale, deuxieme tours...

il est bientot 20 heures... je stresse, je panique... dans moins de deux minutes, on saura qui est president... la liberté ou la mort....

19h59...

20h... sur la television, une image se deroule de haut en bas... on voit le sommet du crane, puis le nez... puis tout le visage.....

et là, je hurle un "PUTAIN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

mitterrand est elu!!! nom de dieu!!!! 51,76%!!!!

j'embrasse ma mere... elle est heureuse... mon pere tire un peu la gueule, il a voté giscard...

je fonce dehors... ça pleure de joie, meme a colmar... je rentre dans ma vieille 204, et je demarre, je fonce chercher arnaud et thibaut! je klaxonne!!!!

victoire!!! la liberté!!!! on a sauvé la france!!!!

"quand nous chanterons le temps des cerises..." l'hymne socialiste est chanté partout!!!!

ça y est, on va enfin commencer a vivre!!!!

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21 mai, passation de pouvoir...

mitterrand marche avec une foule immense vers le pantheon! il va deposer une rose a jean moulin, jean jaures et victor schoelcher.

puis il arrive a l'elysée... giscard l'attend...

puis il ressort, il s'en va...

la veille, il nous a fait son discours d'adieu ridicule... ponctuer par un "au revoir" par dessus une marseillaise.... comme pour nous faire culpabiliser...

mais on s'en fout!

giscard quitte l'elysée... il se fait huer, insulter...

la vraie politique va commencer desormais...






pour ceux qui l'auront compris, j'espere que segolene sera notre nouvel espoir et que 2007 sera un nouveau 1981... ensuite rien n'est sure, surtout pas en ce moment... mais l'espoir fait vivre...http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=presidentielle&cs_page=40&cs_order=0&mode_document=video&num_notice=283&total_notices=2588
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