Publié le 09/11/2007 à 12:00 par letontonflingueur
mes chers amis lecteurs, et cheres amies lectrices!
le tonton revient tres provisoirement sur ce blog. je ne suis plus en capacité de flinguer depuis deux semaines.
mon PC a rendu l'ame, et internet tourne tout seul à la maison. etant ruiné, je ne peux plus m'en repayer un. si une bonne ame... nan, je plaisante! (ahem...)
ceci dit, voici deux semaines que je n'ai pas flinguer, et j'avoue, cela me manque aussi.
mais rassurez vous amis, tout va bien. à peine une mauvaise grippe depuis un mois.
je reviendrais flinguer occasionellement, quand une ame genereuse me pretera son pc (ou mac, je m'en fous je suis pas raciste!)! et pour les lecteurs fideles, ceux qui apprecient vraiment ce que je vais, pourtant je le fais mal, ils ont meme le droit de me telephoner. je ne donne mon numero que si vous envoyer un mail. quoi? pas logique? si! je consulte regulierement ma boite mail. mais pas le reste! je serais ravis de faire leur connaissance!
bref, je passais ici vous rassurer, en me connectant depuis le PC d'un copain.
donc, en attendant, je vous embrasse tres fort!
et banzaï!!!!
(I'LL BE BACK!)
Publié le 21/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
extrait des "caprices de marianne", d'alfred de musset.
à méditer.
acte I, scene 1:
COELIO: Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie, avant de savoir où sa chimère le mène, et s'il peut etre payé de retour! Mollement couché dans une barque, il s'éloigne peu à peu de la rive; il aperçoit au loin des plaines enchantées, de vertes prairies et le mirage léger de son Eldorado. Les vents l'entraînent en silence, et quand la réalité le réveille, il est aussi loin du but où il aspire que du rivage qu'il a quitté; il ne peut plus ni poursuivre sa route, ni revenir sur ses pas.
Publié le 15/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
c'était au petit matin.
je venais d'arriver à mes 25 ans. je vivais en province, et occasionelement, j'allais voir une amie à paris. cette amie, de tres longue date, était une des dernieres personnes en qui j'avais confiance.
cette amie, sous ses aspects de petite fille sage, avait en fait une histoire tumultueuse.
à peine agée de 23 ans, elle semblait déjà avoir porté le monde. pourtant, elle restait jeune, belle, et fraiche.
elle me solicitait souvent, parce que j'étais, dans la mesure du possible, de bons conseils. elle appreciait mes valeurs, mes principes, et le fait que contrairement à l'ensemble de la société, je ne rejettais pas ce qu'elle avait fait par le passé.
parce que je m'en foutais, et parce que je n'avais pas à juger quelqu'un pour les actes commis. chacun était responsable, et il n'y avait pas mort d'homme. inceste tout au plus. encore que. un siècle auparavent, ça aurait été tout à fait normal.
ce matin là, je venais d'arriver à paris. même pas deux heures de TGV. strasbourg-paris, vite fait.
elle était venue me chercher, gare de l'est.
direction le petit hotel où j'avais loué une chambre pour quelques jours rue de fourcy.
elle m'aida à monter mes valises, puis nous sommes redescendu.
je voulais profiter de paris. j'étais fou amoureux de cette ville.
on passa notre journée tranquillement.
elle avait un copain, et j'avais une copine. mais on se voulait un peu exclusif.
quelques années auparavant, on avait été ensemble, mais dans une histoire mort-née par ma faute. lache, salaud, je m'étais comporté avec elle comme le plus grand connard de la planète. parce que je l'étais en fait.
et je m'en voulais encore des années après.
ce jour là, nous fimes comme d'habitude. café à saint germain, puis promenade sur la seine, puis escalade, on peut le dire, de la butte montmartre.
le soir tombait. on s'atarda encore bien tard. je rentrais à l'hotel sur les 4 heure du matin. elle ne voulait pas rentrer seule chez elle. j'acceptais donc de lui preter mon lit. je pensais dormir sur le fauteuil.
dans la chambre, lumière eteinte, elle me demanda de m'allonger à ses cotés. je savais très bien où ça nous mênerait.
je lui rappela son copain et ma copine.
elle me repondit alors que c'était pour avoir son ami avec elle. j'opinna, puis j'accepta.
on parlait de nos vies. marres de tout. elle en avait assez de son boulot d'infirmière, et moi, jeune diplomé d'histoire, je galerais pour un poste.
on parlais de nos amours. rien de transcandant.
puis vint le moment de derrapage.
elle se refugia dans mes bras. je l'embrassa sur la tête. je pensais à ma copine, mais je pensais aussi à celle que j'avais dans les bras.
puis, je l'embrassa à nouveau. elle releva la tête, et m'embrassa sur les lèvres.
dès lors, comme si notre laisser-passer était enfin validé depuis tant d'années, on commença notre ballet.
nous fimes l'amour. doucement, violement, fortement, calmement.
tout nous plaisait. les préliminaires avaient duré des heures, comme pour rattraper le temps où nous avions imaginé sans y croire.
puis le coït dura aussi des heures. aucune position n'avait été négligé. je donnais ce que je pouvais, tout, même davantages. elle gemissait. docile.
on se sentait bien. j'errais entre ses seins. entre ses reins. entre ses mains.
je me promenais le long de son prose, le long de sa pose, le long de son ose.
je penetrais dans chacun de ces puits d'amour, tel un conquistadore à la recherche de l'eldorado.
sa blondeur s'accentuait, par les reflets lumineux au travers des volets.
elle etait belle, dominée et dominante.
je la prennais, avec autant de désir que de delectation.
elle me chevauchait avec dévotion.
parfois, elle me mordait, comme pour éviter de crier, parce qu'un orgasme lui venait.
parfois, je m'arretais, parce que je devais à tout prix ralentir une poussée blanche non souhaitée. je voulais passer autant de temps que possible à lui faire l'amour.
nous fimes ainsi l'amour pendant des heures, avant de nous endormir, heureux et biens... l'un dans l'autre, l'un enlacé par l'autre...
nous avions attendu ce moment pendant des années, sans y croire, puis il était arrivé... on se sentait fort... on se sentait jeune...
et l'expression "faire l'amour" avait enfin retrouvé une marque de noblesse dans nos coeurs desabusés par le temps et les expériences.
Publié le 15/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
exactement vrai: tout seul dans un lit pour deux, le chat à mes pieds et l'oreiller sur la gueule.
je hais le lundi.
.
Publié le 14/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
et bé, enfin!
voici une semaine que je tape chaque soir un peu de cette putain d'histoire moderne. je complete mes cours, comme on dit.
je vous donne le topo, vite fait. alors 2h d'amphitheatre à comatter en ecoutant une professeure interessante, certes, mais ô combien soporifique. peut-être parce que c'est lundi matin, 8h, et que je suis levé depuis 5h20, avec pour seul repas un café, et une envie de cloper enorme du fait de mon enieme tentative de sevrage au tabagisme.
bref... je viens enfin de finir de taper le cours du... 1er octobre... entre-temps, l'humanisme à ramener sa pomme le 8, et je ne l'ai toujours pas tapé...
le cours du 1er, c'etait les grandes découvertes. alors comme j'en suis déjà à ma 3eme 1ere année d'histoire, je crois que j'etais capable de faire cours à la place de la prof'...
déjà vu, déja vu, déjà vu.... marre, marre, marre... mais je prend des notes tout de même, ça peut servir...
10h, je sors enfin du cours... café, petit pain.
et voilà que lundi 8, je me decide enfin à taper ce putain de cours.
qui dit taper dit completer. je ressors du placard les vieux livres achetés en septembre 2005. le Lebrun et le Bennassar.
et je bosse, encore et encore, sans oublier de bosser le serbo-croate, et l'archéologie.
même pas un mois, et j'accumule déjà les retards. putain de bordel à cul!
le pire? j'en veux encore! débordé, j'ai constament cette rage de vaincre!
peut-être parce que j'ai le couteau sous la gorge...
bref.
en tout cas, recopier et travailler les grandes découvertes c'est sympa. tu apprends que christophe colomb, con qu'il fut, conquistador, con qui t'adore (je ne sais plus qui c'est qui chante ça), a cru jusqu'à sa mort que ce qu'il avait atteint en 1492 était vraiment les Indes, celles de Gandhi, pas celles de Geronimo.
bon, ensuite, on se marre entre tous les autres qui se battent: cortés, pizarre, cabot, etc etc... tous se battent pour une île des antilles, ou bien pour un morceau de terre.
remarque, c'est très interessant! seulement, depuis mon alsace natale, ça me dépasse un peu... chez nous la seule île connue est l'île du rhin, près de colmar, puis la petite france à strasbourg... donc...
et les indigènes, là bas... soient cons, soient bercés trop près du mur... les premiers en tout cas, ils sont tombés le panneau du christianisme. les pauvres. s'ils avaient su que cette religion est la plus menteuse de tous les temps.
quoi? je crache dans la soupe? ben voui! je suis chrétien, crétin aussi, mais si je crois en une certaine religion et en dieu, je ne crois pas aux conneries apprises et imposées par et avec les siècles.
non, je ne me convertirais pas au judaïsme! quoique... ou bien peut-être l'islam... deux très belles religions! (non, je vous jure sur ma maman que je ne suis pas ironique!)
en tout cas, nos conquistadores sont fabuleux...
les meilleurs étant les français et les anglais. pendant que les portugais et les espagnols s'occupaient de l'amérique du sud et centrale, sans oublier les îles aux alentours, nous autres franco-anglais (désolé Mon Général, je sais que je vous offense, mais j'ai dis franco-anglais par commodité litteraire!), on allait à la conquête du canada!
youpi... le saint laurent en guise d'amazone, et l'erable en guise de cocotier...
un pays où ça meule trop souvent, ou l'or est aussi rare que la vie sur mars... on suppose, mais on trouve pas... et le comble, c'est qu'on trouve moyen de se mettre sur la gueule entre pauvres cons qui allont là-haut parce que le sud est déjà reservé par les portugais et les espagnols...
et oui, même en amérique, on reproduit le schema européen... les iberes au sud, les rosbeafs au nord, et nous, les français... ben... revenez demain, je ferme le guichet!
le pire? les anglais qui gagnent le quebec, et en guise de dot, nos chers français restés là-bas.
heureusement, Mon Général, que vous etes aller je-vous-ai-comprendre à Montréal en 1967 et rappeller que "vive le quebec libre! vive le canada français!"! par contre, heureusement que vous ne l'avez pas fait en algérie ou en indochine... je vous dis pas la merde qu'on aurait encore eu...
en tout cas, le siècle et demi passé à composer l'amérique, du nord au sud, fut un sacré carnage... bref, si j'étais colomb, je dirais "si j'aurais su, j'aurais pas v'nu"!
parce que nous autres européens, on a fait un carnage. on a détruit des civilisations entières, des cultures entières, et comble de l'horreur, on n'y a jamais vraiment vraiment gagner...
d'aprés lebrun, cher historien, les conquistadors etaient emportés dans un elan passionnel: richesse, mythe de l'eldorado, et puis sainte volonté de convertir ces peuplades, afin de donner de nouvelles brebis au vatican, et de faire chier les musulmans... comme quoi, on a rien inventé le 11 septembre 2001...
et nos conquerants français, leurs seuls elans furent ceux qu'ils mangèrent au canada... couillu le caribou... vaste programme, comme dirait Mon Général-au-nom-si-français: de gaulle
(tiens j'ai parlé de de gaulle trois fois... etrange...)
bah...
pendant ce temps là, mes ancêtres se faisaient chier au fin fond la haute-saône et du doubs... l'amérique, pour eux, c'était posseder enfin au moins une vache à soi et un lopin de terre.
il est loin le XVIeme siècle...
en tout cas, à l'heure qu'il est je me dis que je me leve dans un peu moins de 6 heures, que je vais me coucher, que j'ai pas fini un autre travail, que mon vélo à les pneus dégonflés, que je trouve pas une seule pompe à vélo correcte, que je vais encore mettre 15 mn au lieu de 7 pour rejoindre la gare depuis chez moi parce que le centre ville est en travaux et que je vais rouler sur les jantes.
et puis, j'ai plus de suze! qui qu'en a?
triste vie va....
Publié le 13/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
il faisait beau. je roulais. tranquillement. ma vieille BX avait encore assez d'essence pour finir le trajet. il était aux environs de 10h. ma fiancée dormait tranquillement. on se dirigeait vers florence.
on avait hesité entre chamonix ou florence. pour des vacances d'été, ce n'etait pas mal. ma fiancée eut les arguments convaincants. et l'italie emporta le marché de nos vacances, excerçant une imposante OPA sur mes alpes. mais, en fin diplomate, j'avais obtenu une petite semaine tout de meme aux houches, pres de cham', comme on dit dans le milieux des gens bien comme il faut.
ce matin là, je roulais. lunettes de soleil sur le nez, fenetre ouverte, cigarette. on prennait les petites routes alpines. ma BX, chargée à la mode immigrés-rentrant -le-temps-d'un-été-au-pays, ne semblait pas souffrir des routes de montagne.
ma petite blonde, impassible, dormait. rien ne semblait pouvoir la reveiller. meme pas mes caresses, genre "oups, j'ai confondu ton entrejambe avec la 3e vitesse..."
peu m'importe, moi, je me sentais bien. je decidais de m'arreter. prendre quelques photos. fumer une autre cigarette. licebroquer. et manger un bout de saucisson aux violettes acheté la veille sur le marché de chamonix.
mademoiselle se reveilla enfin, me faisant pars de son étonnement: "on est où? tu fais quoi?"... phrases sommes toutes habituelles. je me contenta de repondre betement "rendors toi, on est seulement en route pour la paradis".
admettons, c'est tout de meme tres idiot comme phrase. il n'empeche que mademoiselle ma fiancée me souriait. elle ouvrit sa portiere, se leva, marcha. elle vient vers moi, pour, comme trop souvent, me prendre ma nourriture.
elle savait que la bouffe est une chose sacrée pour moi. on touche pas. pourtant, elle venait de me prendre de la bouche, juste en m'embrassant mon bout de saucisson.
et oui, l'amour, ce n'etait pas que des calins, du "faut faire attention surtout, ne pas degoutter son partenaire". c'est aussi de l'humain, et l'envie d'emmerder l'autre. et de lui piquer le chewing gum quand on a 14 ans, et le morceau de saucisson quand on a 21 ans. bon, merci de ne pas y voir de sous entendu dans cette derniere phrase. et puis faites comme bon vous semble, je m'en secoue le prunier.
on repprit la route. les alpes, c'est beau. mademoiselle était enchantée par son sejour. et maintenant, direction florence. cette belle ville d'italie.
mademoiselle voulait y aller parce qu'elle aimait l'italie, parlait italien. moi, je voulais y aller parce que c'etait une des villes les plus importantes de l'histoire de l'epoque moderne. les medicis, cette famille, ça me faisait rever.
quelques heures plus tard, on arrivait. le soir tombait deja.
notre hotel, petit boui-boui perdu dans les faubourg, etait propre, bien tenu. un vieil homme, bien à l'italienne, nous acceuillit. il avait deja bien vecu. un moustache toute fine, les cheveux blancs gominés, un costumes beige. serviable.
il nous avait fait monter nos bagages. puis nous avait convier dans la salle de cuisine. pas de restaurant. juste une salle à manger avec quelques tables. on y mangeait des pizzas, des vraies pizzas, pour moins de 4 euros. le chianti, sans etre exceptionel, etait excellent. leur tiramisu sans pretention, mais delicieux.
un hotel comme celui de ma grand mere. tout me rappelait mon enfance dans cet hotel. le vieux ressemblait à mon grand pere. sa vieille "mama" à ma grand mere. leur cuisine etait une cuisine du jour, simple, mais delicieuse. leurs chambres, sans etre le ritz, etaient propres, biens tenues, et surtout, sentaient le citron et l'amidon.
j'avais envie de pleurer. ma petite fiancée comprennait mon emotion. et puis, on avait l'impression que le temps s'y etait arreté. on voyait une ambiance des années 1950. d'ailleurs, le patron roulait encore avec une vieille fiat 600 au bleu delavé.
les journées, on les passait à florence. la ville des medicis etait telle que je l'avais imaginé. somptueuse, majestueuse. puis, de ci de là, de nombreuses fontaines. je replongeais dans mes livres, dans mes cours à chaque coin de rue.
un soir, nous nous etions attardés, et je ne parvenais plus à me souvenir de l'endroit où etait ma vieille citroen, j'en profitea pour voir florence de nuit. encore plus beau, plus majestueux. et ô combien vivant. comme si la vie ne s'arretait jamais.
au coin d'une rue, pris de folie, je voulu prendre ma fiancée. au coin d'une rue, je commençais mon manege infernal. mademoiselle, plaquée contre un mur, me mordait le cou. je la prennai avec violence, sans pour une fois, passer du temps. à la militaire. rien de plus.
elle gemissait, elle tremblait. je forçais. de grands coups. brutal, comme elle aimait.
puis, apres pres de 15 minutes, nous nous arretames. elle etait, comme à son habitude, silencieuse, le regard haggard. meme sourrire, elle ne le faisait pas. mais je savais que l'amour etait là. elle etait heureuse, mais discrete.
les trois jours qui suivirent furent ainsi.
puis, le jour de notre depart, le patron de l'hotel, sympathique et accueillant jusqu'au bout, nous offrit plusieurs bouteilles de chianti.
puis, ce fut le retours à la maison. retours a strasbourg. mais je decida de devier mon chemin, direction la croatie.
mademoiselle, etonnée, ne comprennait pas où nous allions. puis, lorsque que nous passerent la frontiere, me serra tres fort dans ces bras, oubliant presque que je conduisais. direction split.
les plages de croatie, d'une blancheur et d'une pureté exceptionnelle, la rendait heureuse. nous parlions tout deux le serbo-croate. l'occasion ne s'etait pas presentée, alors j'avais forcé le destin.
quelques jours plus, nous repartimes dans la frodeur alsacienne.
ce furent les plus belles vacances que nous avions passé depuis longtemps.
nous etions heureux. on s'aimait.
Publié le 11/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
(ceci est purement fictif! donc n'allez pas imaginer que ce que je raconte pourrait etre vrai. si ça l'est, j'en serrais le premier etonné! mais lisez ça, sans en croire un mot, pour le plaisir de lire. merci!)
strasbourg, le soir du 16 décembre 2019. un homme courrait, dans la profondeur de la nuit. il ne s'arretait pas de courrir, encore et encore. voici quatre ans qu'il etait inquiété. on lui reprochait d'avoir chercher là où il ne falait pas.
cette homme, jeune historien contemporaniste, s'appretait à devoiler au grand jour ce qui etait devenu, avec le temps, une chose anodine. il allait rendre public le role de l'etat dans la dispartion, en 1914, de jean jaures.
or, cette revelation, 105 ans apres, donnait un embarra colossal au gouvernement, et surtout, à l'histoire republicaine. elle expliquait comment la france etait pleinement responsable de la guerre de 1914.
depuis cinq ans, cet historien se battait pur obtenir le maximum de documentation. depuis ans, il luttait contre les RG, contre la DST, et surtout contre la DGSE. lui, qui, au depart, pensait qu'un sujet de plus 100 ans ne risquait rien, etait tombé dans les rouages de la plus affreuse mecanique d'etat.
l'etat, depuis douze ans, par votes truqués, etait au mains d'un seul homme: sarkozy. cet homme devenu dangeureux, avait fait classer les personnes les plus importantes en france. et cet historien etait de ceux là. pourtant à peine agé de 32 ans, il etait devenu historien celebre, en publiant quelques années avant une fresque familiale, et quelques enquetes. de même, il etait depuis cinq ans deputé européen.
dans cette anodine, pensait-il, enquete sur jean jaures, il s'etait retrouvé au coeur de l'histoire, où les hommes ne meurent jamais. clemenceau lui avait mis des batons dans les roues, poincarré aussi, sans parler de guillaume II. tous, aussi morts furent-ils, lui firent les plus affreux blocages.
en plus des services secrets français, il y avait les services secrets allemands et russes. la guerre de 1914 n'etait devenue au fil du temps qu'une mascarade improvisée par les trois pays afin de donner un autre tonus à l'europe d'alors.
le vatican lui même etait melé à cette histoire. le pape benoit XV avait cosigné les accords de guerres secrets, et l'elimination de jaurès.
jaurès, grand socialiste, preparait de son coté une "revolution republicaine". il voulait unifier les partis socialistes d'europe, afin de creer un paix durable entre les peuples, en faisant elminer les dirigeants des principaux pays.
ces scandaleuses decouvertes, si importantes, remettaient en cause la legitimité meme du pouvoir de chaquepays, mais aussi de l'europe toute entiere. quant au vatican, co-responsable de cette guerre, pourtant arretée depuis 101 ans, il devait faire face à un scandale plus grand encore que l'exil organisé par lui des dignitaires nazis en 1945.
seulement, ce soir là, le jeune historien, qui se savait surveillé par les services secrets de tous pays, et pire encore, du vatican, commis l'imprudence de rentrer seul.
son appartement de l'avenue des vosges avait été devasté par un incendie, de meme que celui de la place saint etienne. deux de ces voitures avaient été piégées. sa jeune epouse avait été enlevé, puis remise en liberté pratiquement lobotomisée. il se plaçait constament sous la protection de la garde européenne. il dormait le plus souvent dans son bureau du parlement européen. parfois, il prenait le tram, mais de la robertsau à gallia, il restait mefiant. le parcours entre gallia et la palais universitaire etait court, mais dangeureux.
lorsqu'il donnait des cours, il restait mefiant envers chaque eleve.
son ecrit, il l'avait confier a un ami notaire, assassiné. les quatres autres copies se trouvaient dispersées en france. il n'en gardait pas sur lui. ni sur son ordinateur.
or, ce soir là, il sortait seul. fatigué de se terrer, de se cacher, fatigué de devoir s'occuper d'une epouse, torturée, desormais vegetative, il sortait. qu'importe ce qui pouvait arriver.
il marcha. il faisait froid, une semaine avant noel. il etait 22 heure. il se promenait sur les ponts couverts, au dessus de l'ill. puis, alors qu'il semblait apaisé pour la premiere fois depuis tres longtemps, une decharge retentie. il se retourna, effrayé subitement. le coup de feu provenait d'une des vieille tour de garde.
il se mit à courrir. se cacher dans le ponts couverts, derriere une statue. mais helas. la nuit, le pont est fermé.
il courru de toutes ses forces, en direction de la petite france. son tireur le suivait, et tirait. il longea l'ill, par les berges. toujours suivis. quelques rares clochards regardaient cette course d'un oeil pochtron, hagard.
le jeune historien courra vers la cathedrale. les rues etaient vides. la cathedrale de strasbourg, si majestueuse, semblait etre un refuge. mais helas. fermée.
le marché de noel devint alors un guet-appen. le jeune historien se trouva cerné dans le marché. cinq hommes, en noir, l'entourait, armes au poings.
il savait qu'il allait y passer. seulement, une banale voiture de police passa à ce moment là. les cinq tueurs, espions du vatican et des pays impliqués dans la revelation, tirerent en direction des policiers. l'historien, profitant de ce moment d'inatention, s'enfuis à nouveau en courant.
il partait se refugier ailleurs, n'importe où. seulement une balle le toucha. dans le dos. il s'affala à terre. il partait dans un trou noir. plus rien. puis il entendit, de loin, une fusillade. puis il perdit completement conscience.
plus tard, il se reveilla. il etait dans une chambre d'hopital. sous protection européenne. ses vrais amis, historiens, et mondes politiques se bousculaient à son chevet.
il n'avait rien, sinon l'omoplate touchée.
le matin, alors qu'il dormait encore dans son lit d'hopital, le president de la republique et le vatican donnerent comme consigne de l'eliminer coute que coute. seulement, le jeune historien etait desormais sous protection totale.
les medias français etaient totalement corompus. et ne s'inquieterent pas. seulement, le jeune historien, balkaniste reconnu internationalement, beneficiait du soutien des presidents serbe, bosniaque, croate, bulgare. aussi les medias de ses pays relaterent l'affaire.
trois soirs plus tard, le palais universitaire de strasbourg devenait, un temps, le centre du monde. le jeune historien, encore fatigué, faisait la Revelation au monde entier. des historiens de partout, des journalistes, des juristes, des hommes politiques, du monde entier, etaient presents.
le jeune historien, fragile mais determiné, fumait une derniere cigarette. puis il s'avança dans la aula. tout le monde avait été foullié meticulesement.
il monta sur l'estrade. il demanda d'abord une minute de silence pour chaque personne disparue, depuis le debut de son enquete.
il voulait rendre hommage aux victimes de la premiere guerre mondiale, mais aussi de ce qui fut sa consequence, la deuxieme. plusieurs millions de personnes décédés, affreusement, par cet accord secret signé en janvier 1914.
puis il voulait rendre hommage à ses amis decedés depuis le debut de l'enquete, eliminés par les divers services secrets. puis il se mit a pleurer. sa jeune epouse, si belle, si vive, desormais vegetative.
puis il commença sa conference.
le lendemain, personnes n'en parlait en france, media et sarkozysme aidant. ni dans les autres pays. seulement, les medias des balkans, puis d'ameriques du sud, puis du moyen orient, diffuserent largement la conference, sans censurer un seul extrait.
les journalistes français, muselés depuis des années, de meme que leur collegues etrangers, allemands, russes notamment, parlerent, par surprise.
les populations etaient scandalisées. les gouvernement, dans le mois qui suivi, tomberent les uns apres les autres, et le pape se trouva obligé de rendre des comptes à un tribunal penal internationale, essentielement populaire.
le jeune historien, de son coté, continua sa vie. sa femme deceda quelques mois plus tard. lui, il continua à enseigner à strasbourg et à sieger au parlement europeen. sa vie lui suffisait. il devait elever desormais seul trois enfants.
sele chose exceptionelle, contre son gré, mais finalement satisfait, il fut élu à l'academie française. il avait alors seulement 34 ans.
Publié le 06/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
ce soir là, la france etait en liesse.
du moins 57% des français. c'etait le score qu'avait obtenu le candidat social-republicain aux elections.
depuis pres de 15 ans, la france avait une nouvelle republique. solide, c'etait deja la VIIe. cette republique, conçut par une petite poignée de politiciens, de ceux qui prime l'interet du pays avant le leur, avait fait disparaitre un regime penible à deux tetes. il n'y avait desormais qu'un president, assumant aussi les fonctions de premier ministre.
et ce soir, les français avaient tres largement elu le fondateur de cette republique. 15 ans auparavent, il ne voulait pas se presenter. preferant rester comissaire européen.
mais il avait fait son choix pour cette fois. il venait d'etre elu, à l'age de 65 ans.
depuis pres de 40 ans, il hantait la politique française et europeenne. de strasbourg à brussels, de paris à washington, de bamako à la paz, il etait reputé. il etait de ces republicains de gauche, detesté par la gauche, detesté par la droite.
ses adversaires disaient qu'il n'etait pas stable politiquement. ce dont il se defendait en precisant que depuis 40 ans, il gardait la meme ligne: celle d'une republique de l'homme, pas d'une republique des partis. bien qu'ayant le coeur plutot à gauche, souvent il faisait impression d'homme de droite.
sa complexité reproché par ses adversaires etait un atou pour ses partisans. et pour les français. rarement un taux de participation avait été aussi elevé.
on avait constaté sa gestion de l'europe, qui s'etait averée efficace. quand il etait premier ministre, entre 40 et 45 ans, il avait reussi à redressé la france. ce que son successeur ne sut pas faire. d'où une nouvelle republique.
puis, il etait vraiment proche du peuple.
on le surnommait "papy". il l'etait: cheveux blancs en arriere, moustache. il avait un classisisme derangeant, lorsque tout le monde cherchait à plaire, lui, restait naturel.
proche des gens, il ne reniait pas ses origines: paysannes, et ouvrieres. ses terres, l'alsace et la franche-comté, comptaient enormement.
ce qui avait plu au peuple, c'etait aussi son franc parler. dire merde quand il falait, soit souvent. et puis, il s'etait fait tout seul: il n'avait en poche qu'une maitrise d'histoire. l'economie, et tout les autres sujets, il les avait appris chez lui, avec le temps.
et ce soir, une course folle s'engageait. il avait suivi le resultat de son fief de colmar. les resultats tombés, il s'etait envolé directement pour paris. deux heures apres, il atterit à villacoublay. commença la veritable course contre la montre.
le nouveau president du conseil etait attendu place de la nation. il s'engouffra dans sa DS 23 ie. elle etait aussi connue que lui. parce que depuis 40 ans, elle le suivait partout. infatigable citroen, elle avait 80 ans, et plus de 450000 kilometres. le president ne s'en etait jamais separé. au point qu'il refusait les voitures officielles, preferant sa DS, ou encore sa Traction, toujours active a 97 ans.
il etait ainsi, papy. l'image d'une france un peu profonde, à la limite reactionnaire, il etait pourtant animé par son patriotisme europeen. il avait maintenant 5 ans pour relever la france. le combat sera difficile. mais on le sait capable.
mais pour l'instant, c'est une course folle. la DS, vivace, se taille de sacrée pointe, suivant sans peines les motards. les journalistes ne peuvent s'empecher de rappeler une autre citroen, de la meme couleur, qui avait été la vedette d'un soir lors d'une election: c'etait une CX, en 1995.
les journalistes, la foule en liesse, tout le monde etait là, place de la nation. tous les proches du nouveau president. les fideles. au milieu de la foule, la DS se fraye un chemin. touchée de tous les cotés, elle se retrouvait recouverte d'autocolants representants le logo du parti du president, ou bien le blason du president.
on applaudissait. la marseillaise chantée de partout.
ce soir là, une ere nouvelle commençait en france: celle de la croissance decroissante. où l'art de regresser economiquement pour progresser.
mais ce soir, c'etait aussi le reve d'un homme. un homme qui aimait ce qu'il faisait. parce qu'il aimait son pays, sa planete.
et la vedette de ce soir, la vieille DS, etait devenue le symbole de la decroissance: ancienne, elle etait pourtant moderne. tout le programme du nouveau president...
Publié le 06/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
entrainez vous à chanter cela! merci grand charles!
1 - Dans ma rue, y a deux boutiques
Dans l'une on vend de l'eau dans l'autre on vend du lait
La première n'est pas sympathique
Mais la seconde en revanche où l'on vend du lait l'est
Et c'est pour ça que tous les passants
La montrent du doigt en disant
Ah qu'il est beau le débit de lait
Ah qu'il est laid le débit de l'eau
Débit de lait si beau débit de l'eau si laid
S'il est un débit beau c'est bien le beau débit de lait
Au débit d'eau y a le beau Boby
Au débit de lait y a la belle Babée
Ils sont vraiment gentils chacun dans leur débit
Mais le Boby et la Babée sont ennemis
Car les badauds sont emballés
Par les bidons de lait de Babée
Mais l'on maudit le lent débit
Le lent débit des longs bidons du débit d'eau de Boby
Aussi Babée ses bidons vidés
Elle les envoie sur le dos de Boby
Et Boby lui répond
En vidant les bidons
Les bidons d'eau de son débit et allez donc
Les bidons d'eau de son débit et allez donc.
2 - Dans ma rue y a un mariage
Celui du beau Boby et de la belle Babée
Les voilà tous deux en ménage
Le débit d'eau épouse le grand beau débit de lait
Ils ont repeint leur boutique en blanc
Et chacun dit en y allant
Ah qu'il est beau le débit de lait
Ah quel palais le débit de l'eau
Débit de lait si beau, débit de l'eau palais
S'il est un débit beau c'est bien le beau débit de lait
Boby a mis du lait dans son eau
Et la Babée de l'eau dans son lait
Ils ont enfin compris que leurs débits unis
Font le plus grand le plus joli des beaux débits
Et les badauds sont emballés
Par les bidons de lait de Babée
Oui mais Boby garde pour lui
Les deux plus beaux bidons de lait de la Babée jolie
Et maintenant si vous y alliez
Vous entendriez de joyeux babils
De deux beaux bébés blonds
Qui font tomber d'un bond
Tous les bidons d'eau et de lait de la maison
Tous les bidons d'eau et de lait de la maison.
Ils se battent à coups de beaux bidons
Chez Boby et chez Babée et allez donc.
Publié le 06/10/2007 à 12:00 par letontonflingueur
Y a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles
Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit
Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles
Y a d'la joie partout y a d'la joie
Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C'est l'amour qui vient avec je ne sais quoi
C'est l'amour bonjour, bonjour les demoiselles
Y a d'la joie partout y a d'la joie
Le gris boulanger bat la pâte à pleins bras
Il fait du bon pain du pain si fin que j'ai faim
On voit le facteur qui s'envole là-bas
Comme un ange bleu portant ses lettres au Bon Dieu
Miracle sans nom à la station Javel
On voit le métro qui sort de son tunnel
Grisé de ciel bleu de chansons et de fleurs
Il court vers le bois, il court à toute vapeur
Y a d'la joie la tour Eiffel part en balade
Comme une folle elle saute la Seine à pieds joints
Puis elle dit:
" Tant pis pour moi si j'suis malade
J'm'ennuyais tout' seule dans mon coin"
Y a d'la joie le percepteur met sa jaquette
Plie boutique et dit d'un air très doux, très doux
" Bien l'bonjour, pour aujourd'hui finie la quête
Gardez tout
Messieurs gardez tout"
Mais soudain voilà je m'éveille dans mon lit
Donc j'avais rêvé, oui, car le ciel est gris
Il faut se lever, se laver, se vêtir
Et ne plus chanter si l'on n'a plus rien à dir'
Mais je crois pourtant que ce rêve a du bon
Car il m'a permis de faire une chanson
Chanson de printemps, chansonnette d'amour
Chanson de vingt ans chanson de toujours.
Y a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles
Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit
Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles
Y a d'la joie partout y a d'la tzam tzam tzam
Tout le jour, mon cœur bat, chavire et chancelle
C'est l'amour qui vient avec je ne sais quoi
C'est l'amour bonjour, bonjour les demoiselles
Y a d'la joie partout y a d'la joie